Forum des propriétaires et amateurs d'OXYGENE, plan Joubert Dérive
|
![]() |
système de relevage de la dérive |
||||||
| Toumaï | Posté le : 24 Août, 2009 à 05:37:05 | |||||
|
Messages :2
|
Bonjour à tous, Baloo nous a déjà gentiment répondu mais on aimerait savoir comment fonctionne le système de relevage de la quille sur les oxygène.Pour le moment notre dérive est en position basse et nous n'avons encore aucun système de relevage.La question est : avez vous tous un treuil éléctrique?quel puisance pour quel charge? Avez vous un palan?et comment sont fait les renvois dans le puits de dérive?Y a-t-il une poulie sur la quille et une autre en haut du puits ou bien il y en a d'autres intermédiaires?Chez nous le palan fait un angle au milieu du puits quand la quille est basse et il y a un gros frottement sur le haut de la dérive. Bref vous avez compris on a essayé avec un winch,avec un treuil manuel mais sans succès!Alors si vous avez des infos,des photos du puits,du moteur et du palan,on est preneur. Merci à tous Manu et Vanessa |
|||||
| nagual | Posté le : 24 Août, 2009 à 05:37:05
|
|||||
|
Messages :4
|
Derive et lest de l’Oxygene modele quille relevable: -1) Tout d’abord ce que je sais et qui doit être à peu prés valable pour les autres Oxygènes à derive : le lest dans la derive est de 1,5 tonnes et non pas 1 tonne .La derive elle meme pese 350kg . Les renforts “a clins” soudes a l’interieur sur les fonds autour du puit pesent 250 kg et leur epaisseur au maximum atteint 15mm. Sur Nagual ,il y a 750 kg +500 kg +750 kg de plomb autour de l’arriere du puit de derive . Total ,sauf erreur , 4,1 tonnes de lest pour l’ensemble. -2)Tirant d’eau et enfoncement : Le tirant d’eau de Nagual derive haute est de 88cm au lieu de 72 cm au plan pour un poids d’environ 14- tonnes au lieu de 12 prévus ( d’après le plan ,avec ce tirant d’eau on devrait faire 16 tonnes ) Le trou pour la broche est assez au dessus de la flottaison pour pouvoir brocher et debrocher par tous temps en mer ( il arrive par mauvais temps vent arriere de faire rentrer un peu d’eau ). -3) Relevage de la derive : Remontee par palan 4 brins pour Nagual. Solution simple et fiable (pour nous ).Pas de frottements et ca ne s'est jamais coince . Nagual est a cockpit central , le palan sort sous la capote à 25cm sur l’avant de la face avant du cockpit . La cadène en acier soudée sur la derive se trouve a 77cm du bas (j’ai coupé il y a 15 ans l’ancienne cadène qui était en inox et à 73 cm ,la modifiant sans doute pour un probleme de frottement ) J ’ai monte une elingue de 70cm en polyester ou autre bout souple ,cossee , epissee et fixee avec une manille galva a la cadene ( l’inox supporte mal l’immersion et les chocs eventuels ). Cette elingue permet que le palan ne sorte pas sous la coque meme en position derive basse . Les poulies du palan sont du type rustique et surdimentionne , elles subissent une corrosion tres forte .Il vaut mieux pouvoir changer l’axe des reas periodiquement. Derive basse :le systeme elingue -palan part a 3degres sur l’avant de la verticale . cet angle s’inverse pour passer a 5 degres vers l’arriere quand la derive sort d’environ 70 cm sous les fonds . il revient ensuite a 3 degres sur l’avant quand la derive est haute . Le coffrage du palan a eté fait en fonction de ces données . Il comporte un coté ouvrable pour pouvoir enlever le palan et l’entretenir ,quille haute ,quand le bateau est a l’eau . Le Bout du palan est une ecoute de 14 mm de diametre qui sort a 90deg sur une poulie Goiot plat-pont suivie d’un coinceur puis passe sur le winch d’ecoute tribord ( Barbarossa 57 ). Le bout est repere avec des marques au feutre pour pouvoir brocher sans tatonner + une marque pour 1,60m de tirant d’eau quand le safran est juste protege par la quille.(c’est là que Joubert aurait du prevoir un trou de broche supplementaire ...il pourrait servir dans le gros temps quand on ne veut pas relever jusqu’en haut ) solitaire je mets 8 minutes pour relever la derive ..et je n’ai plus vingt ans ! Quille haute ou Quille basse ? That is the question ! Je me la suis posée et reposee il y a seize ans avec l’inquietude et la prudence d’un pere responsable de petits mousses tout confiants dormants sur leur deux oreilles quand ca ronflait dehors; je vous donne la conclusion personnelle que j’ai etablie dans les premieres grandes traversees .Et aujourd’hui apres environ 40 000 milles elle n’a pas varié. A partir de 70 degres du vent apparent je releve systematiquement toute la quille .Par tatonnements successifs j’ai trouve que c’etait l’angle critique . Nagual va plus droit , plus vite , il gite moins , peut porter plus de toile et il est plus confortable . 70 degres de vent apparent ,cela fait en gros vent de travers . Le bateau gite tres peu , la sensation est plutot securisante contrairement a ce que l’on pourrait croire . La coque mord assez dans l’eau par elle meme pour que le bateau suive la route sans avancer en crabe , elle derape seulement un peu au lieu de partir au lof quand la vague pousse l’arriere . Pour le portant et le mauvais temps ,Nous avons fait le premier essai par gros coup de vent en fuite entre Hawaï et San Francisco .Quille basse le bateau ete pratiquement impossible a tenir .La barre beaucoup trop dure pour l’Aries et pour nous aussi .On a releve la quille..miracle .plus de virages ,la mer s’est calmee et l’Aries ressuscité a repris la situation en main . Je dois ajouter que meme quille haute Nagual n’allait droit que si je reduisais la vitesse a 5 ou 6 noeuds , c’est a dire si je mettais a sec de toile : Il avait alors le safran d’origine du plan Joubert, incline et sans compensation ; je parlerai une autre fois de ce probleme de safran .Je vois que l’on est plusieurs a avoir eu des idees . . Le premier proprietaire de Nagual , Jean Pierre Millet , ancien skipper de 33 export dans la course autour du monde, lui, ne remontait la derive qu’en position intermediaire . Il m’avait dit (c’etait en 1992) que cela devenait presqu’impossible a barrer par certaines mers .Je pense qu’il avait eu ce probleme lelong de la cote de Colombie avant d’arriver a Panama ,les vagues peuvent y etre tres raides .Du coup ,il avait bricole une compensation de fortune a Panama pour la suite du voyage . Depuis cette epoque et maintenant que l’on a un safran compense ,on a navigue 2 fois quille haute a sec de toile ,5 a 6 noeuds ,mer tres raide et croisee : Nagual est reste tres doux ,il n’a jamais ete couche par une vague et l’arriere a eu tendance a soulager enormement a l’arrivee des deferlantes ( je serais plutot inquiet d’enfourner apres un depart au surf ..). Je suis meme etonne qu’il prenne si peu de gite dans des mers vraiment grosses. L’an dernier ,en solitaire ,a la hauteur de Sydney en hiver ,je me suis fait prendre dans une mauvaise depression : au petit matin ,capitaine dans sa couchette ,une vague -vent arriere , mer de travers -a balaye sous la voute ,casse la pale de l’aries et la compensation du safran . Le fait d’avoir la derive haute m’a permis de stabiliser le bateau vent arriere , barre attachee ,quelques metres carres de Yankee a plat dans l’axe ,borde avec les deux ecoutes et j’ai pu rentrer a l’interieur laissant Nagual seul maitre a bord !! C’est bon a savoir : on peut tenir en fuite meme sans pilote .Ca zigzague un peu ,d’accord ! Mais le bateau tient la route et ne part pas en travers . Quille haute donc , voilà ma conclusion personnelle .(elle n’engage que moi !) |
|||||
| Sujets complémentaires : | ||||||
| ||||||
Forum des propriétaires et amateurs d'OXYGENE, plan Joubert Dérive
|
![]() |